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Juin 09

Sur quoi se base-t-on pour faire évoluer L’étiquetage nutritionnel des aliments en France ?

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étiquette alimentaire

  La mise en place de nouveaux étiquetages nutritionnels sur les emballages des aliments a récemment été proposée en France avec deux objectifs.
D’une part, aider les consommateurs à évaluer et comparer la qualité nutritionnelle des aliments au moment de leur achat.
D’autre part, inciter les industriels à améliorer la qualité nutritionnelle de leurs produits.

  Des systèmes de score nutritionnel équivalents ont déjà été mis en place et notamment en 2005 en Grande Bretagne par la Food Standard Agency. Ce système est basé sur la composition nutritionnelle des aliments et a été validé grâce aux données de la British National Diet and Nutrition Survey.






Ce score nutritionnel est un score qui intègre plusieurs composantes :

  • Une composante dite « négative », calculée à partir des teneurs en nutriments dont la consommation doit être limitée : énergie, sucres simples, acides gras saturés et sodium ;
  • Une composante dite « positive », calculée en intégrant les teneurs en nutriment dont la consommation est recommandée : fibres, protéines;
  • Une deuxième composante « positive », calculée à partir des teneurs d’une catégorie spécifique d’aliments : les fruits/légumes/fruits à coque.

  Chacune des composantes « positives » et « négatives » sont ensuite associées à un score plus ou moins important en fonction de la composition nutritionnelle de l’aliment :

  • De 0 à 10 pour les nutriments de la composante « négative » : 10 correspondant à une valeur énergétique supérieure à 3350 kJ/100 g, à une teneur en acide gras saturés supérieure à 10 g/100 g, en sucre supérieure à 45 g/100g et en sel supérieure à 900 mg/100 g. Ce score peut théoriquement aller de 0 à 40.
  • De 0 à 5 pour les éléments de la composante « positive » : 5 correspondant à une teneur en fruit de plus de 80%, en fibre de plus de 4,7 g/100 g et en protéine de plus de 8 g/100 g. Ce score peut théoriquement aller de 0 à 15.

  Le score global est ensuite calculé en retranchant le score de la composante « positive » à celui de la composante « négative ». Toutefois, si le score de la composante « négative » est supérieur ou égal à 11 et que la teneur en fruits/légumes/fruits à coque ne dépasse pas 80%, les protéines ne sont plus prises en compte dans le calcul.

  En France et après expertise en 2015, la Direction Générale de la Santé et l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) concluent à l’utilité d’un tel score nutritionnel sur les emballages alimentaires, avec, toutefois, des points à améliorer.

  Enfin, ces dernières années l’EREN (Equipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle) a publié plusieurs articles montrant que le score FSA est associé au niveau individuel au risque d’apparition d’un syndrome métabolique, de prise de poids et de développement d’un surpoids et/ou d’une obésité, de cancers toutes localisation confondues et de développement de maladies cardiovasculaires.
Ces études permettent de renforcer les bases scientifiques d’un nouveau système d’information colorié : consommer des aliments avec un meilleur score FSA pourrait contribuer à réduire de nombreux risques d’apparition de pathologies.

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Source : Rapport d’appui scientifique et technique de l’ANSES : « Évaluation de la faisabilité du calcul d’un score nutritionnel tel qu’élaboré par Rayner et al. », mars 2015

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