Bien manger pour mieux vieillir

Actualité

Etude Ethicity 2016 : les Français et la consommation responsable

télécharger en pdf (343 K0)  La société Greenflex, société de services en développement durable a mené une enquête sur les nouvelles tendances de consommation des Français, avec le soutien de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Cette étude est réalisée sur un échantillon représentatif de la population française de 4 100 individus âgés de 15 à 74 ans, issus de l’échantillon de l’étude TGI France.  Aujourd’hui, la notion de consommation responsable est de plus en plus présente dans un contexte où les crises économiques, écologiques et sanitaires se sont succédées. Pour 73% des Français interrogés, les individus ont un rôle important pour agir concrètement en faveur du développement durable, le changement s’initiant d’abord à l’échelle individuelle. La notion de développement durable est apparue en 1987. Selon la définition donnée dans le rapport Brundtland, le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins. « Pour la première fois depuis 2004, consommer responsable, c’est avant tout consommer autrement pour la majorité des Français (50,5%) », souligne Greenflex. Mais qu’est-ce que « consommer autrement » signifie concrètement?  Pour 92% des Français c’est avant tout « acheter local ». Et pour 40% des Français, le local correspond à la commune ou au département. Pour 65%, la responsabilité des distributeurs est de faire travailler des producteurs locaux et de respecter la répartition de la valeur entre les différents intervenants (46%). Consommer autrement c’est aussi pour une large majorité, « faire soi-même » (92%). Il s’agit également d’échanger et de troquer (47%), de partager (37%), et d’acheter d’occasion (74%). Pour 60% des Français, consommer autrement c’est ne pas gaspiller ou jeter. Les produits plébiscités sont ceux respectueux de la santé (41%) et de la planète (27%). Aujourd’hui 60% des Français privilégient des produits plus naturels, 38% consomment moins de viande, et 89% des répondants choisissent leurs aliments pour rester en bonne santé.  Les Français interrogés expriment aussi le besoin d’être mieux informés, ceci étant lié au manque de confiance croissant dans l’industrie. Sur les étiquettes, ils souhaitent voir les informations suivantes: la présence de la composition du produit (61%), l’origine des produits (55%), le lieu de fabrication (53%). Le niveau de confiance porté par les Français envers les grandes entreprises est en effet au plus bas depuis 10 ans : alors qu’en 2004, 57% des français déclarent avoir confiance dans les grandes entreprises, aujourd’hui ils ne sont plus que 26%, soit une diminution de 54%.  C’est dans ce climat de crise que la consommation responsable prend tout son sens pour un avenir meilleur. Cette étude montre ainsi que l’idée de participer à un développement durable est bien ancrée dans les consciences collectives, et qu’un des moyens d’y arriver à l’échelle individuelle est la consommation responsable. Source : Greenflex en partenariat avec Ademe. Etude Ethicity 2016. Les Français et la consommation responsable Image : « earth-661447_640 ». Mise à disposition selon les termes de la licence Pixabay.

Habitudes alimentaires : où en sont les seniors ?

télécharger en pdf (379 K0) L’Institut du Bien Vieillir Korian, spécialisé dans la gestion de maisons de retraite, réalise l’enquête Nutrition à domicile, première étude à s’intéresser à ce que mangent les personnes âgées vivant à domicile, à leurs préférences et habitudes alimentaires. L’objectif est de pouvoir par la suite adapter au mieux la restauration en EHPAD. Cette étude a été conduite entre juin et septembre 2015 auprès de 605 répondants âgés de 75 à 95 ans à travers toute la France : ce sont majoritairement des femmes (71%), habitant seules (61%) en ville (70%). Ces personnes ont été soumises à des questionnaires 3 fois par semaine distribués par des agences d’auxiliaires à domicile. Yaourts, fruits, légumes, viande, poisson, œufs : les produits frais sont très largement présents dans les réfrigérateurs des seniors, qui « tant qu’ils ont toute leur tête, […] cuisinent simplement des aliments frais», résume Sarah Rothenmacher, supervisatrice du projet. Mais que préfèrent-ils manger ? Les seniors plébiscitent la pomme de terre à 60% : elle constitue avec les pâtes (40%) leurs féculents préférés. Niveau légumes, ils préfèrent les haricots verts (22%), les carottes (20%) et les tomates (19%). Ils sont 84% à privilégier les œufs à la charcuterie (57%), à la viande (43%) et au poisson (26%). Même si plus de la moitié (57%) concède manger par habitude, 35% répondent manger par plaisir et 7% par contrainte. Leurs habitudes alimentaires sont plutôt saines : au petit déjeuner c’est une boisson chaude (café noir à 36%), un laitage (31%), du pain avec du beurre (54%) ou de la confiture (47%) et un fruit de saison (54%). Pour le déjeuner, 60% des seniors prennent une entrée constituée de crudités, avant de passer au plat composé principalement de viandes (60%), de légumes (71%) et de féculents (56%). Le diner est léger : potage et œufs accompagnés d’un dessert. Les desserts sont plutôt des fruits de saisons au déjeuner (66%), et des yaourts au dîner (65%). C’est dans la cuisine que 60 % des seniors prennent leurs repas. 81% prennent leur petit-déjeuner entre 7h et 9h, et plus de 75% prennent leur déjeuner entre 12h et 13h. 75% des personnes ne prennent pas de goûter et 58% prennent leur diner entre 19h et 20h. Les résultats de cette étude ont permis de mettre en évidence un certain décalage entre l’offre de restauration en EHPAD et la réalité alimentaire des personnes âgées vivant à domicile. En effet, en maisons de retraite un goûter est servi tous les jours vers 15h, et les œufs ne sont quasiment jamais présents dans les menus par exemple. Cette enquête va donc permettre aux maisons de retraite de corriger ce décalage afin de réconcilier les seniors en EHPAD avec une alimentation axée sur le plaisir. Des résultats similaires ont été constatés lors de l’enquête UFC-Que choisir sur l’alimentation et la dénutrition en EHPAD : les horaires des repas sont souvent organisés en fonction du personnel et non des résidents (cela allongeant la période de jeûne nocturne à plus de 12 heures), les attentes et préférences des seniors ne sont pas prises en compte, et la moitié des EHPAD, ne sont pas conformes sur la quantité de fruits frais servis. Le groupe de travail « Alimentation plaisir des seniors » au sein de Silver Valley, créé à l’initiative de l’Institut Korian, de FuturÂge, de l’association Alim 50+ et auquel participe CITRAGE, place l’alimentation des seniors au cœur de ses préoccupations. Ses objectifs sont de faire un état des lieux des types de freins de l’alimentation plaisir des seniors dans le but d’identifier des solutions d’alimentation plaisir innovantes. Source: Institut du Bien Vieillir Korian. Enquête nutrition à domicile- Résultats préliminaires. 01 / 04 / 2016 Image: Fotolia.

La Silver Fourchette : un concours pour les chefs cuisiniers d’EHPAD

télécharger en pdf (257 K0)   Lundi 23 mai dernier s’est déroulée la finale de la 2ème édition du concours Silver Fourchette. Ce concours réunit les meilleurs chefs cuisiniers d’EHPAD qui sont sélectionnés lors d’épreuves départementales puis régionales organisées au sein même de leurs établissements. En participant à ce concours, les EHPAD réunissent leurs résidants et leurs équipes autour d’un projet ludique inspiré des émissions culinaires télévisées.   Le challenge de ce concours est de montrer que la cuisine pour personnes âgées est source d’innovations et de saveurs. C’est en cela, que lors de la finale se sont affrontés les 6 meilleurs chefs cuisiniers régionaux sur le thème « Formes & Couleurs ».   Pascale Boistard, Secrétaire d’Etat chargée des personnes âgées et de l’autonomie ainsi que de Thierry Marx, chef étoilé et parrain du concours étaient présents lors de cette finale nationale. Christophe Feltin (EHPAD Les Tilleuls, Terville(57), finaliste Alsace-Lorraine-Champagne-Ardennes) sort vainqueur de cette 2ème saison de Silver Fourchette. Pour cette grande finale, le menu devait être préparé en texture normale et texture modifiée. Pour le plat, Christophe a proposé un suprême de volaille braisé accompagné d’un boulghour façon risotto et d’une jetée de légumes de saison rehaussée par une chips de chou rouge. En dessert : un entremets baptisé « de Terville à Paris », un sablé-praliné crémeux à la pistache et gelée de fraises à la bergamote. Le grand vainqueur est reparti avec des invitations au restaurant Le Mandarin Oriental de Thierry Marx ainsi que du matériel professionnel. Le menu de Christophe Feltin sera préparé aussi dans tous les EHPAD participants.   Selon le chef Thierry Marx, le grand âge ne doit pas être privé du plaisir de manger. Aujourd’hui grâce aux nouvelles techniques culinaires permettant de modifier les textures des aliments, tout en conservant leurs valeurs nutritionnelles, il est possible de mieux adapter les menus aux seniors (qui souffrent souvent de problèmes de mastication et de déglutition).   Le but de ce concours est aussi de valoriser les professions liées à la cuisine collective. En effet, la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem applaudit l’initiative de ce concours porté par des acteurs associatifs: « la cuisine n’est pas réservée à certains établissements » déclare-t-elle. La ministre souligne aussi que : « Silver Fourchette redonne au plaisir de la table le rôle de nous rassembler », valorisant ainsi la relation intergénérationnelle, qui doit être préservée afin d’amener les plus jeunes à comprendre « combien on a tout à gagner à échanger avec nos aînés », affirme-t-elle.   Le concours Silver Fourchette est donc une démarche sociale innovante au service du grand âge. Elle est d’ailleurs soutenue par le gouvernement, qui a identifié la prévention de la dénutrition comme un des axes prioritaires dans le cadre de la loi d’adaptation de la société au vieillissement. Source: Silver Fourchette site officiel. Image: Wikimedia.

Des extraits de grenade pour prévenir la maladie d’Alzheimer ?

télécharger en pdf (371 K0)       D’ici 2050, plus de 115 millions de personnes dans le monde seraient touchées par la maladie d’Alzheimer. Cette maladie neurodégénérative touche les cellules du cerveau, et conduit à une perte progressive et irréversible des fonctions mentales. Elle est causée par l’apparition de protéines amyloïdes appelées β-amyloïde. Ces protéines ont une structure leur permettant de se lier entre elles et de former des fibres rigides et linéaires : on parlera alors de fibrilles β-amyloïde. Ces fibrilles s’accumulent dans les cellules du cerveau et forment des plaques insolubles (appelées aussi plaques séniles). Le fonctionnement des cellules est ainsi ralenti par l’apparition de ces plaques, qui conduisent à la mort prématurée de la cellule. Les premières cellules endommagées peuvent apparaitre jusqu’à 20 ans avant les premiers symptômes (perte de mémoire, difficulté à s’exprimer…), d’où l’importance de la prévention de cette maladie.       La revue ACS Chemical Neuroscience a publié une étude américaine sur les effets de la grenade sur la formation des fibrilles lors de la maladie d’Alzheimer. La grenade est un fruit composé principalement d’ellagitanines, des molécules de la famille des polyphénols. Grâce à des modèles informatiques, une équipe de l’université de Rhode Island a d’abord mesuré la capacité des composés de la grenade à passer la barrière hémato-encéphalique (barrière cellulaire qui sépare le système nerveux de la circulation sanguine), ceci étant un prérequis pour pouvoir, par exemple, réduire la formation des plaques séniles. Les résultats ont montré que les molécules d’ellagitanines ne pouvaient pas traverser la barrière hémato-encéphalique, mais par contre que certains de leurs dérivés métaboliques, les urolithines, peuvent le faire. Les urolithines sont des molécules issues de la transformation des ellagitanines par les bactéries de l’intestin. Cette même équipe a ensuite étudié in vitro l’effet des extraits de grenade sur la formation des fibrilles β-amyloïde. Les résultats montrent que les urolithines réduisent jusqu’à 77% la formation des fibrilles à partir de protéines β-amyloïde. D’autre part, chez un modèle animal de vers C. elegans développant la maladie d’Alzheimer, seules les molécules de B méthyl-urolithine ont un effet significatif sur la survie des vers (+13% de survie maximale par rapport au groupe contrôle) suggérant un effet protecteur contre la neurotoxicité induite par la formation de fibrilles. Cette étude met donc en évidence in vitro et sur un modèle animal les propriétés protectrices des urolithines (polyphénols) présents dans la grenade contre la maladie d’Alzheimer. Ces effets restent à démontrer chez l’Homme. Source: Tao Yuan et al, Pomegranate’s Neuroprotective Effects against Alzheimer’s Disease. ACS Chemical Neuroscience, Novembre 2015. Image: « pomegranate-open-196800_640 » de Fruchthandel_Magazin. Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Pixabay.

Jean Pierre Coffe : la disparition d’un amoureux du terroir

télécharger en pdf (328 K0) Lorsque Laurent Ruquier, ami et collaborateur du défunt, annonce son décès sur les réseaux sociaux c’est avec nostalgie et humour qu’il évoque la mort du trublion : « J’aimerai tant qu’il m’engueule encore. », poste-t-il sur Twitter. C’est la disparition d’un provocateur qui a su transmettre des valeurs de simplicité et de naturalité. Il restera dans les mémoires avec son célèbre « C’est de la merde!», lancé lors de l’émission « la Grande Famille » sur Canal+ en 1992. Personnage atypique, il a su gagner la scène médiatique grâce à son franc parler et à sa grande culture. Véritable touche-à-tout, il fut critique gastronomique, cuisinier, animateur télé et radio, écrivain… Jean Pierre a grandi en Lorraine, patrie qu’il défend car riche de savoir-faire et de spécialités culinaires reconnues. Il a grandi auprès de ses deux grands-mères amoureuses des bons petits plats, et qui se défiaient constamment pour satisfaire les papilles de leur petit-fils. C’est ainsi que Jean Pierre Coffe a développé son palais et son amour pour la bonne bouffe. À 13 ans, il se passionne pour le théâtre et débute une carrière sur les planches aux Cours René Simon à Paris. Il travaillera d’abord dans une maison d’édition, ouvrira une agence de relation publique mais le désir de partager sa passion culinaire le rattrape et il ouvre deux restaurants : la Ciboulette et le Modeste à Paris. C’est sa rencontre avec Michel Denisot, fondateur de Canal+ qui va le projeter dans la spirale médiatique.  En 1984, il débute à Canal+ en tant que chroniqueur culinaire. Il anime par la suite plusieurs émissions: sur France 3 (« Comment c’est fait ? » 1992-1993), sur TF1 (« Bien jardiner » 1999), et sur France 2 (« Vivement dimanche prochain » 2003-2012). Il a aussi été chroniqueur de l’émission radio « Les Grosses têtes » sur RTL, de 1990 à 2010.  Il publie une trentaine de livres tous autour de l’alimentation et de la cuisine, ainsi qu’une autobiographie, Une vie de Coffe, sorti en 2015. C’est son caractère insolent et provocateur qui fait de lui une célébrité : il se fait chevalier de la bonne bouffe et élève sa voix pour dénoncer les habitudes alimentaires des Français. Dans son livre « Arrêtons de manger de la merde » (édition Flammarion), il se demande comment en est-on arrivé à manger de la nourriture standardisée, sans goût, traitée aux antibiotiques. Il appelle au respect des bons produits et des producteurs.  Convaincu que l’on pouvait bien manger pour pas cher, Jean Pierre Coffe appelle ses lecteurs à privilégier les produits de saison,  à cuisiner eux-mêmes leurs produits afin de s’assurer de ce qu’ils mangeaient, à varier les plaisirs et les saveurs tout en appréciant les choses simples et authentiques. Un homme qui avait fait de la malbouffe le combat d’une vie : rendons lui hommage en continuant à transmettre le message d’une alimentation saine et équilibrée qui diminue les risques de nombreuses pathologies et maintient en bonne santé.   Image :  » Jean-Pierre_Coffe_-_Le_Livre_sur_la_Place_à_Nancy_(21131620220) » de Wiki Commons. Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Flickr.

Jus d’orange : une gorgée d’antioxydants

télécharger en pdf (328 K0)   De nombreuses études ont démontré qu’une consommation élevée de fruits et légumes, dont l’orange, pourrait diminuer le risque de maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d’autres maladies chroniques. En cause, leurs fortes teneurs en vitamines, minéraux, composés antioxydants (dont les flavonoïdes tels que les flavanones) ainsi qu’en fibres, qui leurs conféreraient un rôle protecteur significatif. Le but de la présente étude était d’évaluer les effets des flavanones présents dans le jus d’orange sur les fonctions cognitives, effets encore inconnus.   Pour cela 37 adultes âgés en moyenne de 67 ans, en bonne santé, ont consommé quotidiennement 500 mL de jus d’orange (100% pur jus) sur deux périodes de 8 semaines, séparées par 4 semaines. Les premières 8 semaines ils consommèrent un jus d’orange riche en flavanones 305 mg / 500 mL, puis sur la deuxième période ils consommèrent un jus d’orange à teneur faible en flavanones 37 mg / 500mL. La fonction cognitive a été évaluée à l’aide d’une série de tests cognitifs, ainsi que l’humeur, et la pression artérielle. Ces tests et évaluations ont été appliqués avant et après chaque période de 8 semaines. Les tests ont révélé que : la performance cognitive globale était significativement améliorée avec la consommation de la boisson riche en flavanones, un effet sur la mémoire épisodique a également été observé, la mémoire était meilleure avec la boisson riche en flavanones comparée à la boisson faible en flavanones, après 8 semaines, il a également été observé que la fonction de « rappel » était améliorée avec la boisson riche en flavanones comparée à la boisson à teneur faible. Par ailleurs aucun effet significatif n’a été observé sur l’humeur ou la pression artérielle.   En conclusion: les chercheurs ont montré que la fonction cognitive était significativement meilleure après la consommation du jus d’orange riche en flavanones, par rapport au jus d’orange à faible teneur. Cependant, d’autres études restent à mener pour étudier et comprendre l’implication et les mécanismes d’actions des flavanones sur le déclin cognitif lors du vieillissement.   Source : Rebecca J.K., Daniel J.L., Georgina F.D., et al. Chronic consumption of flavanone-rich orange juice is associated with cognitive benefits: an 8-wk, randomized, double-blind, placebo-controlled trial in healthy older adults – The American Journal of Clinical Nutrition, 2015.

Oubliez les acides gras trans pour ne pas oublier

télécharger en pdf (328 K0) Des chercheurs Américains, ont voulu évaluer les effets de la consommation d’acides gras trans (AGT) sur la mémoire.  Les AGT sont présents dans de nombreuses préparations de l’industrie alimentaire : plats préparés, bonbons, céréales du petit-déjeuner, etc. Leur rôle principal est d’améliorer le goût, la texture et la conservation des aliments. Il a déjà été démontré qu’en petite quantité ils ne sont pas dangereux pour l’organisme, mais en trop grande quantité ils augmentent les risques de maladies cardiovasculaires, et ont même une action sur les troubles du comportement et de l’humeur. La consommation d’AGT (acides gras monoinsaturés et polyinsaturés ω6) a donc été évaluée, chez 1018 hommes et femmes âgés de 20 ans ou plus, par un questionnaire alimentaire analysé ensuite avec une base de donnée spécifique le « Nutrient Data System for Research software version 4.03 » (développée par l’Université du Minnesota).   Pour leur étude, les chercheurs ont recruté 1.018 hommes et femmes. Ensuite, un test de mémoire a été effectué grâce à un jeu de 104 cartes. Chaque carte portait un mot. Les participants se sont vu présenter successivement toutes les cartes et devaient indiquer si chaque mot était nouveau (présenté pour la première fois) ou récurrent (présenté antérieurement). Sur les 104 cartes, 82 cartes étaient présentées une seule fois, tandis que les 22 restantes revenaient deux fois. Résultats : La consommation moyenne d’AGT était de 3,8 g/j. Les hommes âgés de moins de 45 ans consommaient plus d’AGT (4,1 g/j) que les hommes âgés de plus de 45 ans (3,7 g/j).   Les résultats montrent qu’en moyenne, 85 mots étaient correctement identifiés, comme nouveau ou récurrent sur une possibilité de 104, et qu’une grande consommation d’AGT a un effet négatif sur la performance de la mémoire chez les adultes âgés de moins de 45 ans, c’est-à-dire dans la population qui consomme le plus d’AGT et indépendamment de leurs données biologiques. En effet, la diminution de la performance de mémorisation a été estimée à 0,76 mots par gramme d’AGT consommé par jour. En revanche, une bonne hygiène de vie (exercice physique, non surcharge pondérale…) permet d’atténuer les effets des AGT sur la mémorisation. Dans de précédentes études, les AGT ont été négativement liés au comportement, à l’humeur et aux maladies cardiovasculaires. Les résultats présentés par ces chercheurs apportent des preuves concernant un nouvel effet néfaste des AGT sur la fonction cérébrale, et plus précisément sur la mémoire.   Source : Beatrice Alexandra G., Alexis K. B., A Fat to Forget: Trans Fat Consumption and Memory – PLoS ONE 2015 .

Sondage IFS : Les Seniors et la santé

télécharger en pdf (328 K0) L’IFS, Institut Français des Seniors, a dévoilé un sondage inédit sur « Les Seniors et la Santé » lors de la 17e édition du salon des seniors, cette année à Paris. Cette étude en ligne avait été réalisée en octobre 2014. Les résultats montrent que 85% des 1102 personnes interrogées disent faire attention à leur forme dans leur vie quotidienne, et près de 66% indiquent pratiquer régulièrement une activité physique. Cependant, cette enquête révèle aussi que 2/3 d’entre eux craignent de rencontrer des difficultés de santé telles que : • des problèmes d’articulations (46%), • des problèmes de vue (43%), • des maux de dos (42%), • une mauvaise audition (22%), • ou encore des problèmes de mémoire (22%). Par ailleurs, les seniors s’intéressent aux avancées médicales. Concernant leurs soins, les seniors préfèrent la médecine traditionnelle à 72%, l’ostéopathie à 57%, l’homéopathie à 53% et la médecine douce à 49%.   Source : Les résultats du sondage : « Les seniors et la santé ».

Embonpoint : protecteur contre la démence ?

télécharger en pdf (328 K0) Des chercheurs Britanniques de l’Université d’épidémiologie et de santé de la population de Londres se sont intéressés à deux grands problèmes de santé publique : l’obésité et la démence. Alors que plusieurs études ont caractérisé l’obésité comme facteur de risque accru de démence chez les personnes âgées, ces chercheurs ont étudié l’association entre l’IMC et le risque de démence, dans une cohorte comptant 1.958.191 personnes âgées de 40 ans et plus (55 ans en moyenne). Un suivi moyen de 9 ans a permis d’observer l’apparition d’un syndrome de démence chez 45 507 personnes, ce qui correspond à une incidence de 2,32%. Comparativement aux personnes d’un poids « normal » (20< IMC

Hypertension corrélée aux repas pris à l’extérieur

télécharger en pdf (328 K0) Des chercheurs de l’école de médecine de Singapour ont voulu déterminer les facteurs de prévalence, et les styles de vies associés à la pré-hypertension, ou à l’hypertension artérielle chez les jeunes adultes d’une université de Singapour. Une tension artérielle élevée, chez l’adulte jeune, est associée à un risque futur d’hypertension, de morbidité et de mortalité cardiovasculaire. On parle de pré-hypertension lorsque la pression sanguine systolique (PSS) est comprise entre 120 et 139 mm de mercure (Hg) et que la pression sanguine diastolique (PSD) est comprise entre 80 et 89 mm de Hg, ou communément lorsque le médecin vous annonce une tension dont le premier chiffre est compris entre 8 et 8,9 et le deuxième chiffre est compris entre 12 et 13,9. On parle d’hypertension lorsque la PSS est supérieure ou égale à 140 mm de Hg et la PSD supérieure ou égale à 90 mm de Hg, ou communément lorsque le médecin vous annonce une tension avec les deux chiffres supérieurs ou égaux à 9 et 14. Une pré-hypertension a été constatée dans 27,4% de la population: 49% chez les hommes et 9% chez les femmes, plus 2,2% souffrant d’hypertension. Les chercheurs ont constaté que les personnes atteintes de pré-hypertension ou hypertension avaient tendance à manger plus de repas en dehors de la maison, 38% des participants prenaient plus de 12 repas par semaine à l’extérieur. Ces personnes présentaient également un IMC plus élevé, et une faible activité physique. Ce phénomène était plus présent chez les hommes et chez les sujets plus âgés. En conclusion, une pré-hypertension semble être courante chez les jeunes adultes universitaires à Singapour, et est associée à des facteurs potentiellement évitables (style de vie). Les résultats montrent qu’un repas de plus pris à l’extérieur par semaine accroît de 5% le risque d’hypertension artérielle et/ou de pré-hypertension. Les chercheurs appellent à des études de population à grande échelle, à des essais interventionnels étudiant l’association de l’amélioration de vie et la prévention de l’hypertension chez les jeunes adultes, à une réglementation plus stricte en termes d’équilibre alimentaire dans la restauration et d’information du consommateur. . .   Source : Seow DY., Haaland B., Jafar TH., The association of Prehypertension with meals eaten away from home in young adults in Singapore, American Journal of Hypertension, March 2015.

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