Bien manger pour mieux vieillir

nutrition

Sur quoi se base-t-on pour faire évoluer L’étiquetage nutritionnel des aliments en France ?

télécharger en pdf (268 K0)   La mise en place de nouveaux étiquetages nutritionnels sur les emballages des aliments a récemment été proposée en France avec deux objectifs. D’une part, aider les consommateurs à évaluer et comparer la qualité nutritionnelle des aliments au moment de leur achat. D’autre part, inciter les industriels à améliorer la qualité nutritionnelle de leurs produits.   Des systèmes de score nutritionnel équivalents ont déjà été mis en place et notamment en 2005 en Grande Bretagne par la Food Standard Agency. Ce système est basé sur la composition nutritionnelle des aliments et a été validé grâce aux données de la British National Diet and Nutrition Survey. Ce score nutritionnel est un score qui intègre plusieurs composantes : Une composante dite « négative », calculée à partir des teneurs en nutriments dont la consommation doit être limitée : énergie, sucres simples, acides gras saturés et sodium ; Une composante dite « positive », calculée en intégrant les teneurs en nutriment dont la consommation est recommandée : fibres, protéines; Une deuxième composante « positive », calculée à partir des teneurs d’une catégorie spécifique d’aliments : les fruits/légumes/fruits à coque.   Chacune des composantes « positives » et « négatives » sont ensuite associées à un score plus ou moins important en fonction de la composition nutritionnelle de l’aliment : De 0 à 10 pour les nutriments de la composante « négative » : 10 correspondant à une valeur énergétique supérieure à 3350 kJ/100 g, à une teneur en acide gras saturés supérieure à 10 g/100 g, en sucre supérieure à 45 g/100g et en sel supérieure à 900 mg/100 g. Ce score peut théoriquement aller de 0 à 40. De 0 à 5 pour les éléments de la composante « positive » : 5 correspondant à une teneur en fruit de plus de 80%, en fibre de plus de 4,7 g/100 g et en protéine de plus de 8 g/100 g. Ce score peut théoriquement aller de 0 à 15.   Le score global est ensuite calculé en retranchant le score de la composante « positive » à celui de la composante « négative ». Toutefois, si le score de la composante « négative » est supérieur ou égal à 11 et que la teneur en fruits/légumes/fruits à coque ne dépasse pas 80%, les protéines ne sont plus prises en compte dans le calcul.   En France et après expertise en 2015, la Direction Générale de la Santé et l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) concluent à l’utilité d’un tel score nutritionnel sur les emballages alimentaires, avec, toutefois, des points à améliorer.   Enfin, ces dernières années l’EREN (Equipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle) a publié plusieurs articles montrant que le score FSA est associé au niveau individuel au risque d’apparition d’un syndrome métabolique, de prise de poids et de développement d’un surpoids et/ou d’une obésité, de cancers toutes localisation confondues et de développement de maladies cardiovasculaires. Ces études permettent de renforcer les bases scientifiques d’un nouveau système d’information colorié : consommer des aliments avec un meilleur score FSA pourrait contribuer à réduire de nombreux risques d’apparition de pathologies. ————————————————————————————————————————————————————- Source : Rapport d’appui scientifique et technique de l’ANSES : « Évaluation de la faisabilité du calcul d’un score nutritionnel tel qu’élaboré par Rayner et al. », mars 2015

Les produits allégés

télécharger en pdf (584 K0)   Apparus dans les années 60 avec le lait écrémé, les produits allégés sont désormais consommés de manière régulière par 30 % de la population française (selon une étude France Info). Présents dans la plupart des gammes de produits (des boissons aux biscuits ou encore des plats cuisinés aux glaces), savez-vous de quoi sont composés les produits allégés ? Les produits comportant la mention « allégés » doivent respecter des critères précis : – présenter une réduction d’un composant du produit sur une production antérieure à ce produit (généralement de nutriment : graisse, sucre) – mentionner en quoi le produit est allégé et par rapport à quel produit de référence, sur l’emballage. On compte en fait 3 catégories de produits ayant pour objectif de réduire l’apport énergétique : ceux dont on a diminué ou supprimé les matières grasses, Par exemple :     o Un produit “allégé en matières grasses” doit contenir 30 % de lipides en moins par rapport à un produit de référence.     o Un produit “faible teneur en matières grasses” ne contiendra que 3 g/100 g de lipides s’il est solide, et 1,5 g/100 ml s’il est liquide.     o Un produit “exempt de matières grasses“, ne contiendra que 0,5 g/100 g qu’il soit solide ou liquide (autrement dit, même le 0 % contient jusqu’à 0,5g/100g par produit de matières grasses) ceux dont on a remplacé le sucre par des édulcorants ou d’autres substances, Par exemple :     o Un produit “allégé en sucres” doit contenir 30 % de sucres en moins par rapport à un produit de référence.     o Un produit “exempt de sucres” peut contenir 0,5 g de sucres/100 g ou 100 ml (là aussi, le “sans sucre” en contient quand même en faible quantité) ceux dont on a diminué ou enlevé l’alcool.   Cependant, certains produits sont allégés mais comportent d’autres substances permettant de compenser les nutriments. Par exemple, dans de nombreux produits dits « sans sucre », le glucose est en fait couramment remplacé par de l’aspartame, de l’acésulfame K, du sucralose… Ce sont des édulcorants intenses, c’est-à-dire des additifs alimentaires utilisés pour donner une saveur sucrée aux aliments. Il est recommandé de réduire les apports en sucres par la réduction globale du goût sucré de l’alimentation. Les données scientifiques sur les effets des édulcorants intenses à long terme sont encore trop divergentes. En effet, nous n’avons à ce jour pas assez de recul pour juger si ces substances sont bonnes ou mauvaises pour la santé.   Comme tous les additifs alimentaires, les édulcorants font l’objet d’une procédure d’autorisation harmonisée à l’échelle européenne. Avant d’être autorisés ou non par la Commission européenne, les additifs sont soumis à une évaluation de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Sur cette base, la Commission établit une liste positive d’additifs autorisés indiquant les aliments dans lesquels ils peuvent être ajoutés et les doses maximales autorisées. Seuls les additifs présents sur cette liste peuvent être ajoutés dans les denrées alimentaires.   Il est tout de même important de bien consulter et savoir interpréter l’étiquetage nutritionnel pour faire la part des aliments bons pour la santé, allégés ou non, et ceux qui se revendiquent light mais présentent des risques potentiels. Source : https://www.anses.fr/fr/content/les-%C3%A9dulcorants-intenses et RÈGLEMENT (CE) N 1924/2006 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL du 20 décembre 2006 concernant les allégations nutritionnelles et de santé Image : « tape-403591_640 », mise à disposition selon les termes de la licence Pixabay.

Qu’est-ce que la spiruline ?

télécharger en pdf (343 K0)   Disponible sous formes de paillettes, de brindilles, de poudre ou encore commercialisée sous forme de complément alimentaire, la spiruline suscite, depuis une quinzaine d’années, un réel intérêt pour la communauté scientifique.   La spiruline est une micro-algue spiralée de couleur vert-bleue produite à partir de différentes espèces de Cyanobactéries du genre Arthrospira. Elle pousse naturellement dans les eaux chaudes en Asie, Afrique, Europe, ainsi qu’en Amérique. De par son potentiel nutritionnel, des cultures se sont vites développées ces dernières années, notamment en France. Au point de vue nutritionnel, la spiruline, faible en calorie, est une riche source de micro- et macronutriments et plus particulièrement de protéines de hautes qualités. Une portion de spiruline, généralement 5 g, apporte 3,5 g de protéines de hautes qualités soit environ 10% de la quantité de protéines apportées par une portion de viande, de poisson ou d’œuf.   Elle est également riche en fer puisqu’une portion de spiruline apporte 1,5 à 4 mg de fer biodisponible soit l’équivalent de ce qu’apporte une portion de viande rouge. Elle est aussi composée d’une teneur importante en bêta-carotène, précurseur de la vitamine A et d’acide gamma-linoléique, un acide gras de la famille des omégas 6, précurseur des prostaglandines, leucotriènes et thromboxanes qui sont des médiateurs importants des processus inflammatoires et immunitaires. Enfin, elle est caractérisée par une forte teneur en vitamines du groupe B et plus particulièrement en analogues de vitamine B12, non assimilables par l’homme et qui pourraient même bloquer le métabolisme de cette vitamine.   Au point de vue santé, la spiruline a fait l’objet de quelques études cliniques montrant des résultats positifs concernant le gain de poids et l’amélioration du statut nutritionnel chez des patients malnutris. La méthodologie de certaines de ces études reste cependant de qualité moyenne et d’autres études seraient nécessaires pour conclure véritablement sur l’effet d’une supplémentation en spiruline.   Toutefois, et malgré un coût de production important (de l’ordre de 18 à 30 €/kg), elle est déjà exploitée par certaines ONG comme l’ONU qui, depuis 1974, soutient le développement de la spiruline en tant que « meilleure nourriture du futur ». L’OMS a également créé l’IIMSAM (Intergovernmental Institution for the use of Micro-algae Spirulina Against Malnutrition), une organisation intergouvernementale pour l’usage de la spiruline contre la malnutrition. Certaines études ont également prouvé l’efficacité de cette algue pour supplémenter en vitamine A. Elle jouerait également un rôle hypocholestérolémiant, anti-inflammatoire, immuno-modulatoire, anti-viral ou encore antioxydant cependant les processus sont mal connus et les preuves sont encore minces et ne permettent pas de faire des recommandations, tant sur l’utilisation que sur le dosage. Des études cliniques randomisées en double aveugle devraient être menées de manière à améliorer les connaissances scientifiques actuelles.   Enfin, la spiruline est susceptible d’être contaminées par des métaux lourds. Il est donc important de choisir des algues cultivées dans des conditions contrôlées, qui ont été testées et prouvées. De plus, la consommation de spiruline est déconseillée aux personnes souffrant de maladies auto-immunes ou de calculs rénaux, présentant un taux élevé d’acide urique ou de ferritine dans le sang, ainsi qu’aux femmes enceintes et allaitantes. Comme pour tout complément alimentaire, il est nécessaire de lire attentivement l’étiquette du produit, de se renseigner sur son origine et sa qualité, et d’en parler à son médecin. ———————————————————————————————————————————————————- Source : Halidou Doudou M et al. The effect of spiruline during nutritional rehabilitation: systematic review. Rev Epidemiol Sante Publique. 2008 Dec;56(6):425-31. Gabriela Gutiérrez-Salmeán et al. Nutritional and toxicological aspects of Spirulina (Arthrospira). Nutr Hosp. 2015;32(1):34-40 Alberto Finamore. Antioxidant, Immunomodulating, and Microbial-Modulating Activities of the Sustainable and Ecofriendly Spirulina. Oxid Med Cell Longev. 2017; 2017: 3247528. Image : « spirulina-1829080_640« , mise à disposition selon les termes de la licence Pixabay.

Couvrir ses besoins nutritionnels en calcium sans consommer de lait ou de produits laitiers, est-ce possible ?

télécharger en pdf (293 K0)   Les apports nutritionnels conseillés en calcium, élaborés par l’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation), sont de 900 mg/j chez l’adulte. Les besoins sont augmentés à 1200 mg/j pour les adolescents, les femmes ménopausées et les personnes âgées. La majeure partie (99%) est destinée à la formation et la solidité des os et des dents. Une déficience a pour résultat de fortes modifications du tissu osseux et peut être caractérisée, chez les personnes âgées, par l’ostéoporose. Cette pathologie a pour conséquences principales l’apparition de tassements vertébraux et l’augmentation du risque de chutes et de fractures.   Pour subvenir à nos besoins, les aliments les plus riches en calcium sont le lait et les produits laitiers puisqu’ils apportent respectivement 46% et 53% du calcium consommé par les adultes et les enfants. Cependant, que ce soit par goût, par choix ou bien par conviction, un certain nombre de personnes ne consomme ni lait, ni produits laitiers. Alors, est-il possible de couvrir ses besoins nutritionnels en calcium sans consommer de lait ou de produits laitiers ?   Commençons par faire observer que le lait de vache n’est pas le seul lait à nous procurer du calcium. En effet, les laits de brebis, de chèvre et de jument apportent respectivement autant voir plus de calcium que le lait de vache (tableau ci-dessous). Il est également important de différencier les laits provenant des animaux des jus végétaux (soja, riz, amande, injustement appelés, parfois, lait de soja ou d’amande), qui ont une teneur beaucoup plus faible soit 7,5 mg/L pour le jus de soja, 2,4 mg/L pour le jus de riz et 49,5 mg pour le jus d’amande.   De plus, il existe d’autres aliments sources de calcium. Parmi eux, on trouve les fruits oléagineux (amandes, noisettes), les légumes verts, et plus particulièrement ceux de la famille des crucifères (toutes les variétés de choux et brocoli) ainsi que les légumes secs (haricots, fèves). Certains produits de la mer en sont également riches comme les sardines ou les crevettes. Enfin, certaines boissons et notamment des eaux minérales telles que Contrex ou Talians ont des apports élevés en calcium. Cependant, afin de respecter les recommandations, il faut prendre en compte, en plus de la teneur, la biodisponibilité du calcium et son utilisation par l’organisme. La biodisponibilité fait référence à la quantité de calcium alimentaire pouvant être absorbée par l’organisme et l’utilisation fait référence à la quantité incorporée à l’intérieur des os. Si la biodisponibilité est d’environ 30 à 35 % dans le lait de vache, elle est beaucoup plus faible dans les végétaux. En effet, la présence de certaines substances dans les végétaux comme les phytates et les oxalates réduit sa biodisponibilité et le rend peu absorbable. De même, l’utilisation sera meilleure s’il est apporté par une source apportant également du phosphore, ce qui explique que le calcium apporté par une eau minérale est moins efficacement utilisé que celui apporté par un produit laitier. Dans le tableau ci-dessous, nous faisons une estimation du calcium disponible pour les os, pour 100 g d’aliment, et par portion :   Il est important de retenir de ce tableau que même si certains aliments en contiennent beaucoup dans 100 g, ce dernier ne sera pas forcément disponible pour les os ou bien utilisé et une portion n’est pas égale à 100 g pour chaque aliment. Par exemple, 100 g d’amandes apportent 2 fois plus de calcium que 100 g de lait de vache MAIS une portion de lait de vache (150 g) apporte 6 fois plus ce calcium biodisponible pour l’os qu’une portion d’amandes (20 g). De plus, selon l’ANSES, un régime sans produits laitiers ne fournirait pas plus de 500 mg par jour. Nous conseillons donc de favoriser la consommation de tous types de lait (vache, chèvre, brebis…) et de produits laitiers afin de pouvoir subvenir aux besoins et d’éviter une déficience d’apport calcique. Pour les personnes ne consommant aucun produit laitier, nous leur recommandons de privilégier des eaux riches en calcium, même si ce dernier pourrait être moins bien utilisé et de varier les autres sources d’apport, sans négliger les graines oléagineuses. Nous rappelons que le PNNS (Programme National Nutrition Santé) préconise la consommation de 3 à 4 produits laitiers par jour. ___________________________________________________________________________ Source: https://pro.anses.fr/tableciqual/ https://www.anses.fr/fr/content/le-calcium Böhmer H, Müller H, Resch KL. Calcium supplementation with calcium-rich mineral waters: a systemic review and meta-analysis of its bioavailability. Osteoporos Int 2000; 11: 938–43 Weaver CM et coll. Choices for achieving adequate dietary calcium with a vegetarian diet. Am J Clin Nutr 1999;70(suppl):543S-8S. Image : “milk-can-1990075_640” Mise à disposition selon les termes de la licence Pixabay.

Le cholestérol en 6 questions

télécharger en pdf (243 K0)   L’hypercholestérolémie (trop de cholestérol dans le sang) fait partie des signes du syndrome métabolique qui accroît le risque de diabète de type 2 et des maladies cardiovasculaires. 1) Qu’est-ce que c’est ?   L’hypercholestérolémie c’est le fait d’avoir un taux élevé de cholestérol dans le sang. Cet état physique n’entraine pas de symptômes. L’hypercholestérolémie, comme l’hypertension, cause une rigidification des parois sanguines : l’excès de graisse dans le sang contribue à durcir et à épaissir les parois des artères ce qui les abime, et peut les boucher. L’hypercholestérolémie est donc un facteur de risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) ou cardiaque (infarctus). 2) Quelles sont les causes ?   Le cholestérol est une molécule lipidique qui est produite naturellement dans le foie. Elle est également apportée par l’alimentation dans les graisses d’origine animale. Ce sont les aliments riches en graisses saturées (viandes grasses, beurre, produits laitiers gras) qui font augmenter le taux de mauvais cholestérol, appelé LDL. Outre l’alimentation, le manque d’activité physique et le tabagisme peuvent augmenter le taux de cholestérol. 3) Comment détecter ?   Le bilan lipidique est fait à partir de prises de sang. Le résultat indique non seulement la quantité mais aussi le type de cholestérol présent dans le sang. On mesure la quantité de cholestérol LDL (ch-LDL), ou « mauvais cholestérol »; la quantité de triglycérides; la quantité de cholestérol HDL (ch-HDL), ou « bon » cholestérol; la quantité totale de cholestérol (CT). Il est recommandé de maintenir un taux total de cholestérol

Seniors et PNNS (Programme National Nutrition Santé)

télécharger en pdf (328 K0) Les seniors (55 à 75 ans) sont presque trois fois plus nombreux à consommer cinq fruits et légumes par jour ! Cependant, d’après une nouvelle publication de l’institut national de prévention et d’évaluation de la santé (Inpes), ce sont eux qui connaissent globalement moins bien les repères du PNNS. À l’inverse, concernant l’activité physique, ils sont plus nombreux à citer correctement les recommandations sans pour autant les mettre davantage en application. C’est l’exploitation secondaire des données de l’enquête Baromètre santé nutrition 2010 conduite auprès de 4 714 personnes âgées de 55 à 75 ans qui a permis à Inpes ces dernières conclusions. Cette étude révèle notamment que, « si les seniors connaissent globalement moins les repères du PNNS que leurs cadets, excepté pour le poisson, ils sont toutefois plus nombreux à avoir un certain nombre d’attitudes et de comportements favorables à leur santé ». Ainsi, trois repas quotidiens sont consommés par près de 94 % de cette population, contre 85 % chez les 18-54 ans. 22,5 % des 55-75 ans consomment au moins cinq fruits et légumes par jour quand ils ne sont que 8 % chez les 18-54 ans. Enfin, plus de quatre séniors sur cinq connaissent la recommandation de manger du poisson deux fois par semaine. Ils sont d’ailleurs 57 % à respecter cette recommandation contre 40 % environ chez leurs cadets. Nos aînés préparent leur repas avec plus de plats. En effet, près de deux personnes de plus de 55 ans sur trois consomment entre trois et quatre plats au déjeuner, alors qu’un peu plus de la moitié des 19-44 ans ne consomment habituellement qu’un ou deux plats le midi. Enfin, les repas sont souvent consommés à domicile : 97 % pour le petit-déjeuner, 83,5 % pour le déjeuner et 93 % pour le dîner. Ceci s’expliquant par la proportion des plus de 55 ans étant en retraite. L’enquête révèle également que « les séniors sont plus nombreux que leurs cadets à citer correctement le repère du PNNS sur l’activité physique – pratiquer au moins 30 minutes d’activité physique par jour – (74 % vs 57 %) ». Cependant, cette connaissance n’est majoritairement pas mise en pratique puisque 22 % des 55-75 ans citent correctement cette recommandation tout en ayant un niveau limité d’activité physique. Par ailleurs, « la cessation de l’activité professionnelle n’est pas liée à un arrêt de toute activité physique ». Les données issues du Baromètre santé nutrition 2008 montrent que l’activité physique des 55-75 ans reste très proche de celle des adultes plus jeunes. Ainsi, 40 % ont un niveau d’activité physique élevé (vs. 43 % des 18-54 ans), 28 % un niveau modéré (vs. 23 % des 18-54 ans) et 32 % un niveau limité (vs. 35 % des 18-54 ans). Par contre, le temps consacré à l’activité physique diminue passant de 2h27 pour les 18-54 ans à 2h07 pour les plus de 55 ans. Les seniors semblent privilégier la marche à pied ou le vélo pour leurs déplacements (28 minutes par jour contre 16 minutes pour les 18-54 ans). Ils passent également moins de temps assis : 3h37 contre 4h51. À noter enfin des différences notables entre les perceptions et les niveaux réels d’activité physique. L’analyse rapporte ainsi que 27 % des seniors ayant un niveau d’activité physique limité considèrent qu’ils en font suffisamment.  Une activité physique pourtant nécessaire dans cette tranche d’âge puisqu’elle peut permettre de retarder ou de ralentir certains processus inhérents au vieillissement comme la sarcopénie, ou dystrophie musculaire liée à l’âge. Nutritiondesseniors rappelle que pour prendre en charge ou préserver la sarcopénie, il est indispensable d’exercer une activité physique adaptée aux besoins et à l’âge des individus et de veiller à consommer suffisamment de protéines (1,2g/kg par jour). Dans certains cas, une complémentation en citrulline peut être recommandée par le médecin ou le pharmacien. Source : Inpes. Les comportements de santé des 55-85 ans.  

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